Ma pratique avec les ados

Souvent ce sont les parents qui prennent rendez-vous. Quelques fois ce sont les jeunes qui appellent.

Le premier entretien sera différent si l’ado vient seul ou accompagné.

S’il vient seul, je travaille comme avec un adulte, quelque soit l’âge. Les parents peuvent téléphoner ou venir en début ou en fin de séance pour échanger avec moi.

s’il vient accompagné d’un adulte, le premier entretien va consister à chercher qui est le demandeur. C’est la  personne qui a pris rendez- vous qui explique  sa demande.

Deux solutions sont à envisager :

  • l’ado est d’accord, très vite nous pourrons faire sortir l’adulte après lui avoir expliqué les modalités d’usage (cf ma pratique). L’ado prendra ses rendez-vous et viendra avec un chèque à mon ordre.

  • L’ado n’est pas demandeur. Je fais alors s’exprimer chacun sur sa position. J’essaie d’établir une relation de confiance et propose à l’ado de venir me voir trois séances. A l’issue de celles-ci, il sera le seul à prendre une décision sur la continuité d’un suivi.

En effet il est impossible de travailler en thérapie avec quelqu’un qui  n’est pas demandeur.

Il est bien entendu que tout ce qui se dit en séance est secret. Une fois rassuré, il est rare qu’un jeune ne continue pas, surtout s’il en apprécie les bienfaits.

Quelques fois il faudra du temps et de la maturité pour qu’il soit prêt à aller voir ses difficultés. Mais ce n’est pas très différent chez les adultes.

Pourquoi un ado consulte-t il un psy ?

L’adolescence est une période ou l’on perd ses repéres, pas encore adulte et plus enfant.

Ce sont des jeunes souvent angoissés avec des symptômes différents pour chacun :

  • fatigue, déprime, l’ado est enfermé dans sa chambre avec sa musique.

  • difficultés scolaires, on a l’impression d’un « je m’en foutisme » qui cache souvent une peur de l’échec.

  • difficultés relationnelles, isolement, agressivité, harcelement, conflit avec les parents, les profs…

  • complexes ou dysmorphophobie : une partie du corps est détestée.

  • scarifications, attaqué le corps permet que la souffrance physique camoufle la souffrance psychique.

  • troubles du comportement alimentaire, envie de régime ou besoin de se « remplir ».

  • dépendances : alcool, joints, ..

Le psy, si le contact est bon, est un adulte qui va permettre au jeune de se poser les bonnes questions sur son avenir, l’aider à faire des choix ou à faire le deuil du confort de l’enfance.